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Les petits échecs des petites agences Web

Baignant dans le milieu des agences Web depuis plusieurs années et ayant géré deux agences dans la ville de Québec, j’ai eu l’occasion de remarquer quelques fails que les jeunes agences font souvent au cours de leurs premières années.

Voici mon top 3 des échecs à éviter si possible:

Échec 1 :  Manquer de rigueur dans le suivi des heures travaillées sur un projet

C’est souvent le premier piège dans lequel on tombe. On voit un premier contrat de 10 000$ arriver dans l’agence et on se dit tout de suite qu’on est riche. On ne calcule pas ou très mal tout le temps de rencontres, idéalisations, design, suivis, intégration, programmation, etc.

Comme on investit de son temps, on ne voit pas l’argent sortir de nos poches. Il est important de calculer toute heure travaillée pour être en mesure d’évaluer le coût exact et la rentabilité de toute tâche.

Si on ne calcule pas ou mal tous les moments travaillés, il devient difficile de savoir si la façon de procéder est optimale ou si l’on a sous-estimé le temps à allouer au mandat proposé à un client.

Échec 2 : Travailler pour vivre sans travailler pour être rentable

Beaucoup de petits joueurs du Web fonctionnent avec la mentalité de travailler pour vivre et non pas celle de travailler en visant une rentabilité maximale. Cette mentalité a pour conséquence de faire baisser les prix du marché et de mal informer les clients sur la valeur de leur investissement en numérique.

Ne vendez pas votre âme, apprenez à dire non quand le mandat n’a aucun bon sens. En acceptant, vous aurez un client qui ne sera jamais rentable et qui risque de vous demander plus de temps de gestion et de production qu’un client mieux informé.

Échec 3 : Ne pas focaliser les ressources sur une vache à lait

Au début du cycle de vie d’une agence, focaliser ses ressources sur des produits internes plutôt que sur de la production pour des clients peut heurter la rentabilité. Il est tout à fait acceptable de se concentrer sur du travail pour ses clients car ceux-ci permettront à l’agence de croître.

Ma dernière agence a développé le site Internet Yulair à l’interne. C’est aujourd’hui un produit très bien et connu, mais à l’époque, des centaines d’heures auraient pu être investies ailleurs étant donné que notre vache à lait n’était pas ce créneau.

La célébration de l’échec continue ce vendredi avec la présentation du FailCamp à la Satosphère de  la SAT. Plus d’infos et billets sur http://fail.camp/

Benjamin PicardLes petits échecs des petites agences Web
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  • Han merci pour ce partage. J’ai voulu monter une agence web par moi-même et me suis heurté à quelques de ces échecs.

    J’aimerai en ajouter quelques-uns à la liste, comme :
    – faire des ententes verbales avec le client, sans un contrat écrit et personnalisé : j’ai eu le droit à plusieurs litiges, et la plupart ont été fait avec des clients auxquels j’avais vraiment confiance.
    – ce qui m’amène à cet autre échec : être arrangeant avec des clients étant des personnes proches/amis/collègues (genre négocier ses prix, mettre plus de temps…).
    – se reposer sur les contrats actuels « quand ça va bien ». Il est essentiel de continuer le développement des affaires même si l’entreprise roule, que les contrats tournent…

    Sur ce, je souhaite bon courage à tous ceux qui se lancent dans cette voie 🙂